Principaux points à retenir
- Les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) peuvent aider à couvrir de nombreuses dépenses liées aux études postsecondaires, dont les droits de scolarité, les manuels, le loyer, le transport et les outils technologiques, comme les ordinateurs portables.
- Seul le responsable du REEE – habituellement le parent, le grand-parent ou le tuteur – peut retirer des fonds de ce compte.
- Pour que des fonds soient retirés d’un REEE, l’étudiant doit être inscrit à un programme postsecondaire admissible.
- Il y a deux types de retraits : les paiements d’aide aux études (PAE) et les retraits de capital destiné au financement d’études postsecondaires (EPS). Le responsable du régime doit choisir un type de retrait (ou les deux) au moment de la demande.
- Les retraits d’un REEE peuvent avoir une incidence fiscale pour l’étudiant qui poursuit des études postsecondaires.
Si les lettres d’acceptation des jeunes qui s’apprêtent à entamer leurs études postsecondaires commencent à s’accumuler, il en va de même pour les frais qu’ils auront à débourser.
Droits de scolarité, manuels, repas, logement, téléphone cellulaire, transport : les coûts liés aux études postsecondaires s’additionnent rapidement.
Si un parent a cotisé à un REEE et, idéalement, profité des subventions gouvernementales, le moment est venu d’utiliser ces fonds pour aider à financer les études postsecondaires de son enfant.
Que peut-on payer avec les fonds d’un REEE?
- droits de scolarité
- manuels
- loyer
- transport
- outils technologiques (comme un ordinateur portable)
- autres dépenses raisonnables liées aux études postsecondaires
Mais comment les parents peuvent-ils retirer les fonds? L’étudiant y a-t-il lui-même accès, ou est-ce absolument au parent de le faire? Combien de temps faut-il compter?
Quelle est l’incidence fiscale une fois les fonds retirés?
Nous expliquerons ici les principaux éléments à connaître pour les Canadiens qui souhaitent retirer des fonds d’un REEE afin de financer les études de leur enfant. Nous verrons également ce qui arrive aux fonds quand un adolescent ou un jeune adulte décide de ne pas entreprendre d’études postsecondaires.
Qu’est-ce qu’un REEE?
Petit rappel : un REEE est un régime d’épargne dont les fonds fructifient à l’abri de l’impôt. Il est conçu pour aider les Canadiens à épargner en vue des études postsecondaires d’un adolescent ou d’un jeune adulte. Même si ce sont les parents qui ouvrent le plus souvent un REEE, presque n’importe quel adulte responsable d’un enfant, comme un grand-parent, peut le faire.
La personne qui l’ouvre peut choisir un régime individuel pour un enfant ou un régime familial pour plusieurs enfants.
Un récent sondage de la TD révèle que 15 % des Canadiens ont un REEE. Les REEE sont les plus populaires auprès des milléniaux (25 %). Viennent ensuite les membres de la génération Z (17 %), puis ceux de la génération X (15 %).
Dans le cadre de la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), le gouvernement verse un montant équivalant à 20 % des premiers 2 500 $ cotisés chaque année au REEE, jusqu’à concurrence de 500 $ par année et de 7 200 $ au total par enfant.
Le parent ou responsable du régime peut aussi être admissible à des subventions provinciales ou au Bon d’études canadien, un incitatif de 2 000 $ pour les familles à faible revenu que le gouvernement fédéral versera directement dans un REEE.
Les cotisations et les cotisations de contrepartie du gouvernement versées dans un REEE peuvent être investies et croître à l’abri de l’impôt. Au moment du retrait, les sommes sont imposées au nom de l’étudiant.
Quelles sont les règles entourant les retraits d’un REEE?
Seul le responsable du régime est autorisé à retirer des fonds d’un REEE. Il existe deux types de retraits. Le premier est le paiement d’aide aux études (PAE), qui comprend les subventions gouvernementales et les revenus de placement. Cet argent est imposé comme revenu à l’étudiant.
Toutefois, comme les étudiants ont généralement peu ou pas de revenus, ils paient souvent peu ou pas d’impôt.
Cela dit, si l’étudiant a d’autres sources de revenus, comme un emploi d’été ou à temps partiel, il peut être judicieux d’échelonner les retraits de PAE pour éviter de le faire passer dans une tranche d’imposition plus élevée.
Le deuxième type est le retrait de capital destiné au financement d’études postsecondaires (EPS), qui provient des cotisations initiales du parent.
Ces retraits peuvent être effectués en tout temps et ne sont pas imposables, ni pour le responsable du régime ni pour l’étudiant, puisque l’argent a déjà été imposé avant d’être versé dans le REEE.
Comment retirer des fonds d’un REEE?
Pour retirer des fonds d’un REEE, l’enfant doit être inscrit dans un programme postsecondaire admissible (une liste complète des programmes admissibles se trouve sur site Web du gouvernement du Canada).
En demandant un retrait de la banque ou de l’institution financière, le responsable du régime précisera le montant désiré et le type de retrait; c’est-à-dire un PAE, un EPS ou les deux.
La plupart des fournisseurs exigent également une preuve de l’inscription de l’étudiant, comme un horaire de cours ou une lettre de confirmation.
Le traitement d’un retrait de REEE prend généralement de 5 à 10 jours ouvrables à traiter. Il est donc recommandé de le planifier, surtout lorsqu’il faut prévoir des dépôts pour réserver un logement ou une place dans un programme.
Que faire si mon enfant n’a pas besoin de son REER?
Pas de problème. Les parents peuvent toujours accéder aux fonds du REEE, mais il y a des règles importantes à retenir. Avant d’apporter des modifications au régime, il peut être utile de faire appel à un banquier personnel de la TD, qui pourra expliquer comment les fonds peuvent être utilisés et si les objectifs de l’étudiant ont changé.
Les cotisations initiales peuvent être retirées à tout moment, libres d’impôt. Cela dit, les subventions gouvernementales non utilisées doivent être remboursées au gouvernement.
Tous les revenus de placement accumulés dans le REEE peuvent être retirés, sous réserve de certaines conditions. Il faut notamment que le REEE ait été ouvert il y a au moins 10 ans, que le bénéficiaire ait au moins 21 ans et qu’il ne soit pas inscrit à un programme admissible. Ces revenus sont alors imposés comme un revenu régulier, auxquels s’ajoute une pénalité de 20 %.
Si le responsable du régime dispose de droits de cotisation, il pourrait être en mesure de transférer jusqu’à 50 000 $ de ces revenus dans son régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour éviter la pénalité.
À propos du sondage de la TD
Ce sondage de la TD, réalisé par le panel Léger Opinion, s’est déroulé du 26 au 30 mars 2026 auprès d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de 1 521 adultes canadiens. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le genre et la région pour refléter la population, selon les données de recensement. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 500 personnes aurait une marge d’erreur estimée de +/- 2,5 %, 19 fois sur 20.