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Indigenous artist, Zoey Roys, looking at the camera and laughing while standing in an art studio.
• 15 nov. 2022

La musique et les voix émergentes des communautés autochtones font partie des plus novatrices et créatives du Canada.

C’est donc à juste titre qu’on a attribué le nom d’OHSOTO’KINO au nouveau programme du Centre national de Musique (CNM) visant à soutenir les musiciens autochtones en début de carrière. OHSOTO’KINO est une expression dans la langue des Pieds-Noirs qui signifie reconnaître la voix de.

À titre de commanditaire de ce nouveau programme, la TD contribue à la création de musique originale dans les studios d’enregistrement du CNM à Calgary, au perfectionnement des artistes par l’intermédiaire du programme d’incubateur de musique du CNM et à la narration d’histoire grâce à l’exposition annuelle Speak up (Prise de parole), qui présente des œuvres différentes chaque année, et au contenu de la plateforme numérique Amplify du CNM.

Poursuivez la lecture pour découvrir les artistes – dont un artiste de la danse ronde et du pow-wow traditionnel en nomination aux prix Juno 2022 et une autrice-compositrice-interprète pop et R&B de la Nation crie – qui ont reçu la bourse d’enregistrement ou qui participent à l’incubateur de musique dans le cadre du programme OHSOTO’KINO cette année. Nous avons inclus, en prime, les liens menant à leurs plus grands succès, que vous pourrez écouter sur votre plateforme de diffusion en continu préférée.

La bourse d’enregistrement du programme OHSOTO’KINO

Le programme de bourse d’enregistrement d’OHSOTO’KINO s’adresse à tous les artistes des Premières Nations, métis et inuits. Les boursiers ont droit à une séance d’enregistrement d’une semaine dans les studios d’enregistrement de classe mondiale du CNM, à Calgary, et ont accès à sa collection « évolutive » d’instruments de musique datant d’il y a plus de 450 ans à aujourd’hui.



Joel Wood

Musicien cri talentueux et artisan de la fabrication de tambours, cet artiste de Maskwacis, en Alberta, vient d’une famille de musiciens. Son père, Steve Wood, est l’un des membres fondateurs de Northern Cree, un groupe de renommée mondiale de pow-wow et de danse ronde de Maskwacis. Joel Wood a aussi fait partie du groupe avant de poursuivre une carrière solo. Suivant les traces de son célèbre père, Joel est une étoile montante de la musique à part entière, notamment grâce à son premier album solo intitulé Singing Is Healing. Encensé par la critique, l’album lui a valu une mise en nomination aux prix Juno 2022 dans la catégorie Artiste ou groupe autochtone traditionnel de l’année.

« La revitalisation de la langue était l’une des raisons pour lesquelles je voulais enregistrer ce nouvel album. Et chanter a toujours été pour moi une façon de me rapprocher de ma langue crie », explique Joel. « Si ma musique parvient à toucher quelqu’un positivement, à encourager les gens à réfléchir à leur langue ou à apporter joie, confort et chaleur – donc à faire sourire les gens –, je saurai que je fais bien mon travail. »

À écouter absolument : Kôskona Pîkiskwewin sur Spotify.



Twin Flames

Mari et femme, Jaaji et Chelsey June forment le duo Twin Flames, un groupe autochtone indie-folk-pop qui a reçu de nombreux prix et qui cumule les grands succès. Le couple utilise des flûtes spirituelles autochtones, des tambours traditionnels et d’autres instruments, qu’il combine à des harmonies synthétisées et à des chants de gorge inuits pour créer une musique à la fois personnelle et accessible.

Le duo voit le programme OHSOTO’KINO comme une occasion d’expérimenter. « Ce sera extraordinaire de pouvoir puiser dans la collection évolutive pour créer et explorer de nouvelles sonorités. Le simple fait de savoir que nous pourrons utiliser d’incroyables artefacts historiques pour créer de nouvelles pièces est magique », s’émerveillent-ils.

Ils utilisent leur tribune pour parler de santé mentale, de prévention du suicide, de sobriété et de modes de vie sains.

Les membres de Twin Flames affirment que leur musique transcende les cultures, les continents et les styles, et que c’est grâce à leur panorama acoustique qu’ils se sont fait connaître d’un bout à l’autre du Canada et jusqu’en Arctique. On comprend bien pourquoi ils ont été lauréats de quatre Prix de musique folk canadienne, de trois Native American Music Awards et de trois prix Solstice d’été pour la musique autochtone.

À écouter absolument : « Battlefields », de l’album Omen (paru en 2020) sur Spotify.

L’incubateur de musique du programme OHSOTO’KINO

L’incubateur de musique du programme OHSOTO’KINO est un programme de perfectionnement intensif de cinq jours pour les artistes autochtones de la relève. Chaque année, de quatre à six artistes autochtones font la route jusqu’au CNM pour apprendre de nouvelles techniques, rencontrer des experts de l’industrie de la musique et perfectionner leur art.



Chuck Copenace

Musicien de jazz expérimental ojibwé et membre de la Première Nation Animakee Wa Zhing no 37, signataire du Traité no 3, Chuck Copenace fait partie d’un groupe élite de musiciens autochtones qui rendent hommage à leurs mélodies traditionnelles en les incorporant dans leurs œuvres.

La musique que compose et joue ce résident de Winnipeg allie brillamment créativité et spiritualité. Le genre particulier qu’il propose est difficile à décrire.

« C’est du jazz fusion groovy où la trompette domine, mais sans le rock, auquel on pourrait s’attendre en raison de l’appellation “jazz fusion” », explique Chuck.

« Je pense que le terme “nu jazz” est peut-être plus adéquat pour décrire ma musique, qui est largement influencée par le R&B et la musique électronique, et qui reprend quelques éléments de hip-hop. » L’artiste possède une vaste expérience, acquise au fil de ses prestations dans différents festivals un peu partout au Canada et dans certains coins des États-Unis, et de ses nombreuses apparitions au petit écran.

À écouter absolument : « Appetites », de l’album EP1 (paru en 2017) sur Spotify.



Electric Religious

Brandon Baker, auteur-compositeur-interprète et guitariste métis d’Edmonton, décrit sa musique comme du rock’n’roll autochtone avec un penchant pop.

« J’écris des histoires de mon point de vue d’artiste métis contemporain qui vit en milieu urbain : des histoires qui parlent d’amour dans toute sa simplicité complexe et déconcertante; des histoires sur la drogue, les rêves et les désirs; des histoires qui parlent de laisser et de se faire laisser; et des histoires sur la façon dont j’entre en contact avec le monde qui m’entoure », explique-t-il.

Son œuvre a été maintes et maintes fois acclamée : La chaîne radio CKUA, en Alberta, a classé Tragic Lover, paru en 2021, parmi les meilleurs albums de l’année. Sa chanson One More Night a atteint le numéro un du palmarès Indigenous Music Countdown, et le vidéoclip s’est vu attribuer une mention honorable dans la catégorie du meilleur vidéoclip des International Music Video Awards. Le titre « Revolution », de son album Yeah, Yeah, No, paru en 2018, s’est également hissé au sommet de l’Indigenous Music Countdown et s’est taillé une place dans le palmarès des 100 meilleures chansons de 2019 de CBC Searchlight .

À écouter absolument : Hard Skin sur Spotify.



Melody McArthur

« Lizzo rencontre Ariana Grande » : c’est ainsi que l’autrice-compositrice-interprète décrit son esthétique musicale.

Cette artiste originaire des Premières Nations signataires du Traité no 8, mais qui vit maintenant à Edmonton, a déjà quatre albums à son actif. Elle compte également deux mises en nomination aux Edmonton Music Awards dans la catégorie Enregistrement autochtone de l’année.

Melody a vu plus de dix de ses chansons figurer au palmarès Indigenous Music Countdown, et sa chanson « Learn to Breath », de son album Rising Waters (paru en 2021), s’est hissée au sommet du décompte des 40 chansons les plus populaires de la chaîne radio JUKASA (près d’Ohsweken, en Ontario).

Travailler au CNM est pour elle une occasion incroyable.

« J’ai assisté à de nombreux matchs des Flames de Calgary, et nous allions chaque année au Stampede de Calgary », explique-t-elle.

« Quand je passais à côté du Centre national de musique, je me demandais comment faire pour y accéder. Puis, un jour, j’ai changé ma manière de penser et j’ai commencé à me dire : “Un jour, j’y entrerai. Pas pour le visiter, mais pour y perfectionner mon art”. Et voilà que le programme OHSOTO’KINO m’en donne la chance pour la troisième fois. »

À écouter absolument : « Wildling », de son album Kizmet (paru en 2022) sur Spotify.



Zoey Roy

Zoey Roy se décrit elle-même comme une rebelle ayant une cause à défendre. Rappeuse et artiste de la création orale, cette artiste Nehithaw-Dénée et Michif de la Nation crie de Peter Ballantyne, signataire du Traité no 6, utilise sa musique pour enseigner, guérir et célébrer la créativité, la résilience et le renouveau.

Elle décrit sa musique comme du hip-hop sincère.

« Enseigner et donner sont deux de mes passions », affirme-t-elle.

« C’est par l’expression de ma créativité que je parviens à être en harmonie avec ma vie et avec celle des gens qui m’entourent. Ma musique, quoiqu’elle véhicule parfois des messages durs, est légère, aérienne et amusante, acoustiquement parlant. Ma musique, c’est l’atterrissage en douceur de vérités brutales. »

Zoey, qui habite maintenant à Kingston, en Ontario, a sorti deux albums au cours des deux dernières années. Made Up Made Up (2021) est un recueil de poèmes intellectuels qui racontent son parcours vers la guérison pendant la pandémie. Le second est un album de création orale intitulé Zoetry (2022) qui fait écho à une série de séances d’hypnothérapie, qu’elle a entreprises comme moyen de guérison.

À écouter absolument : « Seething », de l’album Zoetry sur Spotify.



Jade Turner

Jade Turner est une artiste country de talent qui utilise sa musique pour s’exprimer. Élevée dans les communautés du nord du Manitoba et membre de la Nation crie de Misipawistik, signataire du Traité no 5, Jade fait connaître et soutient la culture autochtone, qui est pour elle une source d’inspiration.

La musique l’a aidée à traverser la période de sa vie où elle a été victime d’intimidation et lui a donné un moyen de s’extérioriser. Son expérience dans le programme d’incubateur de musique du CNM a été essentielle à son épanouissement comme musicienne.

« Participer au programme OHSOTO’KINO m’a confirmé que j’avais vraiment envie, comme artiste, de continuer à composer et de prendre plus de place dans le milieu de la musique », explique-t-elle. « J’adore cette vie de fou et la capacité qu’a la musique de rassembler les gens. »

Elle s’est distinguée notamment grâce à son écriture originale et à ses populaires chansons Somehow Someone, Hangover Blues et Worth.

À écouter absolument : Son tout dernier titre Stay Wild Child sur Spotify.

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