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Un jeune homme en fauteuil roulant travaille à domicile.
• 10 août 2022

Nous sommes en 2021. Catherine Décarie est assise à la table de sa cuisine, son ordinateur portable devant elle. Comme bien d’autres Canadiens et Canadiennes, elle fait désormais du télétravail en raison de la pandémie. À l’écran se déroule une cérémonie virtuelle où l’on remet des bourses à des étudiants ayant une incapacité pour les aider à poursuivre leurs études.

Après la cérémonie, Catherine Décarie – vice-présidente associée, groupe Marché de l’affinité, TD Assurance – a l’occasion de s’entretenir avec les boursiers et les boursières et d’en savoir plus sur eux, leurs études et leurs aspirations professionnelles.

Pendant cet échange, elle leur pose une question capitale : « Qu’est-ce que la TD peut faire de plus pour vous aider? »

Et quelqu’un lui répond : « On est très heureux d’avoir ces bourses, elles nous aident vraiment dans nos études. Mais je trouve qu’on gagnerait aussi à avoir de l’expérience professionnelle avant d’entrer dans la vie active. »

Frappée par cette réponse, Catherine Décarie y réfléchit. C’est logique. L’aide financière contribue certes à supprimer les obstacles pour les étudiants ayant une incapacité, mais une expérience professionnelle serait vraiment enrichissante et utile pour leur avenir professionnel.

Elle décide donc d’agir.

Après quelques recherches, Catherine Décarie découvre qu’en 2017, selon Statistique Canada, 22 % de la population canadienne de 15 ans et plus (soit quelque 6,2 millions de personnes) avaient une ou plusieurs incapacités. Elle apprend aussi que chez les 25 à 64 ans, les personnes ayant une incapacité sont moins susceptibles d’être employées (59 %) que celles qui n’en ont pas (80 %).

Une communauté sous-représentée ou, pour Catherine Décarie, un potentiel inexploré.


Naissance du programme de stage

Peu de temps après, Catherine Décarie propose une idée à ses supérieurs : un programme flexible de stage d’été à TD Assurance, destiné aux étudiants ayant une incapacité.

En moins d’un an, elle et les six autres personnes de l’équipe de travail – modeste mais redoutable – mettent sur pied le premier programme de stage pour étudiants ayant une incapacité, à TD Assurance, au Canada.

En mai 2022, sept étudiants ayant une incapacité commencent leur stage d’été en télétravail pour TD Assurance, à différents postes et dans divers secteurs d’activité.

Ils ont été recrutés grâce aux partenariats que TD Assurance avait établis avec plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire du Canada.

Au lieu de s’adresser aux services d’orientation des universités, l’équipe de travail de TD Assurance a choisi de passer par le service d’accessibilité de chaque établissement participant. Cette tactique de recrutement inhabituelle visait à entrer directement en contact avec la population étudiante ayant une incapacité. C’était un moyen hors du commun de repérer des talents exceptionnels, d’après Catherine Décarie.

Shanda, une étudiante de quatrième année en sciences actuarielles à l’Université Dalhousie, est l’une des sept personnes qui composent la première cohorte du programme.

« À mon école, je suis inscrite dans le groupe d’étudiants ayant une incapacité, explique-t-elle. On nous envoie un bulletin avec des offres d’emploi, et c’est comme ça que j’ai découvert ce programme. Honnêtement, si cette offre avait été relayée plus largement, je ne pense pas que j’aurais postulé. »

« Quand j’ai vu que le programme était diffusé expressément auprès de la communauté étudiante ayant une incapacité, j’ai compris que la TD ne mentait pas quand elle disait qu’il était fait pour nous. Les offres qui nous sont destinées mais qui sont communiquées à un grand nombre de personnes ne sont pas toujours aussi accessibles qu’elles en ont l’air. »

Selon Shanda, une entrevue standard peut être stressante pour les personnes ayant une incapacité, parce que sa formule n’est généralement pas très accessible.

« Si une personne ayant une incapacité postule à une offre diffusée auprès du grand public, elle n’osera peut-être pas demander les mesures d’adaptation dont elle a besoin, de peur que ça compromette ses chances de décrocher le poste », explique-t-elle.

« Le fait de voir un programme expressément destiné aux étudiants ayant une incapacité était rassurant, et ça m’a motivée à tenter ma chance. »

L’équipe de travail responsable du programme de stage de TD Assurance a formé et guidé les responsables du recrutement pour que les étudiants aient l’expérience la plus accessible et la plus confortable possible. Ceux-ci ont notamment la possibilité de faire tout leur stage en télétravail.

« Proposer un stage flexible et à distance est une décision délibérée, raconte Catherine Décarie. Nous cherchions des personnes en fonction de leurs compétences, pas du lieu où elles habitaient. Nous voulions supprimer les obstacles pour les étudiants, y compris le fait de devoir déménager. »

Un déménagement n’est pas la mer à boire pour certains, mais pour les personnes ayant une incapacité, c’est parfois synonyme de nombreux casse-tête – accessibilité du logement, du transport en commun… – et donc source de stress, explique Shanda. C’est peut-être LE facteur qui incitera un candidat à se retirer du programme sans même avoir postulé.

Shanda est stagiaire en actuariat, Tarification et rentabilité, Assurances générales. Elle fait partie de l’équipe du Québec, mais elle réside dans le Nord de l’Ontario.

« Le télétravail me permet de profiter au maximum du programme. », raconte-t-elle.

« Grâce à lui, non seulement je vis moins de stress financier, mais je peux aussi travailler dans l’environnement le plus accessible. Et en étant à la maison, j’évite les distractions et je peux me concentrer pleinement sur mon apprentissage durant ce stage. »


Naissance d’une communauté

Comme l’explique Catherine Décarie, même si le programme se déroule entièrement à distance, il est important que les étudiants puissent s’imprégner de la culture de bienveillance et du sentiment d’appartenance qui règnent à TD Assurance, et qui en constituent le cœur.

Les gestionnaires de personnel font donc le point avec les stagiaires toutes les deux semaines pour vérifier que leur milieu de travail leur convient, qu’ils osent poser des questions et qu’ils participent bien aux activités quotidiennes malgré la distance.

Pour Catherine Décarie, il était important de les aider à développer un esprit d’équipe avec leurs collègues, mais aussi avec les autres étudiants du programme. Des activités sociales virtuelles ont donc été organisées toutes les deux semaines pour qu’ils apprennent à se connaître et qu’ils se sentent moins seuls.

« Grâce au programme, nous avons bâti une communauté, raconte Shanda. Pas seulement avec les collègues avec qui on travaille au quotidien, mais aussi avec les autres étudiants du programme. C’était chouette de voir que je n’étais pas la seule à vivre cette expérience. Il y avait six autres étudiants à mes côtés. Et maintenant, ça me fait six nouvelles connaissances avec qui je compte bien rester en contact. »

Bilan

Selon Catherine Décarie, le but du programme était d’offrir aux étudiants l’expérience professionnelle la plus enrichissante et la plus formatrice possible, avec de potentiels débouchés à TD Assurance par la suite, mais surtout de leur offrir une expérience positive en entreprise, au-delà de la journée de travail de 9 h à 17 h.

« Je veux qu’ils voient le vaste univers de TD Assurance et qu’ils apprennent des choses, explique Catherine Décarie. Je veux qu’ils se sentent de plus en plus à l’aise et confiants, et qu’ils retournent à l’école tout en ayant hâte de retravailler en entreprise. »

« S’ils devaient repartir d’ici avec une seule chose, je souhaite que ça soit la confiance de réaliser leurs rêves indépendamment de leur incapacité. »

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