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Hero-De la première pierre au rêve paralympique – portrait de la curleuse Jill Hopkins
• 1 avr. 2026

Une fin de semaine de l’année 2022, Jill Hopkins participait à sa première compétition de curling en fauteuil roulant à Toronto avec un groupe de joueurs débutants. Elle ne pratiquait ce sport que depuis quelques mois.

Entre deux matchs, elle a été approchée par un inconnu.

Il s’agissait de Mick Lizmore, l’entraîneur-chef du programme de curling en fauteuil roulant national du Canada.

Après avoir dit à la vice-présidente associée du Groupe des prêts hypothécaires commerciaux à la TD qu’elle avait ce qu’il fallait pour réussir dans ce sport, Mick Lizmore lui a demandé si elle avait déjà envisagé de faire de la compétition sérieusement.

Jill en est restée stupéfaite.

« Vous devez vous tromper de personne », lui a-t-elle répondu.

Son équipe était en pleine forme ce jour-là, mais elle avait très mal joué, se rappelle Jill. Elle avait perdu tous ses matchs, et de loin.

Mais l’entraîneur-chef ne s’était pas trompé.

La pratique du curling, ce sport emblématique au Canada qui consiste à faire glisser des pierres de 40 livres sur la glace en direction d’une cible, était toute récente pour Jill. Pourtant, Mick Lizmore avait senti qu’elle possédait les trois qualités essentielles à une excellente joueuse de compétition : la capacité à appliquer une rotation régulière à la pierre, de la force dans le haut du corps pour projeter la pierre avec vitesse au besoin et l’esprit d’équipe.

Quatre ans plus tard, non seulement Jill joue au niveau national, mais elle vise également le niveau international pour participer aux championnats du monde. Et peut-être même aux Jeux paralympiques de 2030.

Cette année, Jill a fait un pas de plus vers son rêve en étant choisie par la Canadian Broadcasting Coporation (CBC) afin d’être athlète-analyste pour le curling en fauteuil roulant aux Jeux paralympiques de mars 2026.

« Ce sport a complètement transformé ma vie, s’exclame-t-elle. Si quelqu’un m’avait dit qu’un jour le curling m’amènerait à avoir ce genre d’objectifs, d’échanges et d’investissement national, je ne l’aurais jamais cru. »

« Incroyablement stimulant » : trouver sa passion là où on ne s’y attend pas

D’après Jill Hopkins, depuis qu’elle s’est fixé pour objectif de participer aux Jeux paralympiques de 2030, tout a changé. Avec l’aide du programme de curling en fauteuil roulant national, son entraînement, son état d’esprit et sa préparation sont tous trois devenus plus intentionnels.

Dans sa jeunesse, la curleuse a pratiqué le basketball, le volleyball, le golf, le soccer et la course à pied. Le sport a exercé une énorme influence sur sa vie, mais elle n’avait jamais pensé au curling.

Il y a plus de 30 ans, Jill a eu un accident de voiture qui a marqué le début de son parcours en tant que paraplégique. Elle a dû réinventer sa vie avec un fauteuil roulant. Elle a essayé différents sports adaptés comme les sports de pagaie, le basketball et le ski, mais aucun ne lui a vraiment plu.

Lorsqu’un de ses amis a mentionné que son club proposait du curling en fauteuil roulant, Jill a eu envie de se lancer sur la glace.

« C’était tout à la fois excitant et intimidant, se souvient-elle. Il y a toujours ce moment où on se dit : est-ce que je peux vraiment le faire? Mais dès que j’ai lancé ma première pierre, je suis devenue accro. »

Pour elle, le curling répondait à plusieurs critères. Ce sport a un côté analytique. Il faut se concentrer sur la trajectoire de la pierre, sa rotation, la forme de la piste et l’évolution constante des conditions de glace; un aspect que cette cadre bancaire férue de maths apprécie particulièrement. Sur la piste, c’est une joueuse de tête.

« Je me suis rendu compte que c’est un sport où l’expérience, la concentration et le travail d’équipe sont aussi importants que l’habileté, et c’est incroyablement stimulant », précise-t-elle.

Depuis que Jill a rejoint le programme de curling en fauteuil roulant national, elle a participé à plusieurs événements et compétitions. Après avoir gagné le championnat provincial en février, son équipe représentera l’Ontario à l’occasion du championnat national canadien en avril 2026. Les nombreux succès de Jill et de ses coéquipiers ne sont qu’un début.

Le curling en fauteuil roulant a également fait tomber des obstacles pour Jill Hopkins, parce qu’il est pratiquement identique à la version valide du jeu. Les règles sont les mêmes, à la seule différence que les joueurs en fauteuil ne balaient pas (une pratique qui consiste à utiliser un balai pour augmenter la vitesse des pierres et modifier leur trajectoire).

« C’est très inclusif, se réjouit-elle. Des personnes en fauteuil et des personnes valides peuvent tout à fait jouer ensemble. »

Ce sport a aussi eu un effet considérable sur sa confiance en elle, notamment grâce au travail accompli avec un coach en performance mentale du programme national.

« Je suis de nature anxieuse, avoue-t-elle. Maintenant, je comprends qu’il y a une place pour tout, y compris pour les cartes que j’ai en main, comme être sensible, analytique, et consciente de mes forces et de mes faiblesses. »

Une communauté instantanée

Quand Jill a commencé le curling, elle a trouvé quelque chose de bien plus profond que le caractère analytique ou inclusif de ce sport : une communauté.

« J’étais en fauteuil depuis plus de 30 ans, explique-t-elle. Mais je ne m’étais pas réellement construit de cercle d’amis en fauteuil jusque-là. »

Jill a immédiatement été accueillie à bras ouverts par les autres joueurs, y compris des athlètes paralympiques actuels, qui l’ont aidée à progresser.

« Jouer aux côtés d’autres athlètes qui ont des objectifs semblables aux vôtres et qui vous aident à vous améliorer, qui souhaitent votre réussite et qui vous soutiennent inconditionnellement, ce n’est pas toujours la norme », précise-t-elle.

Dans le monde du sport, les joueurs se considèrent parfois mutuellement comme des adversaires. Or, l’expérience de Jill Hopkins dans la communauté du curling est tout l’inverse.

« Ils vous rendent meilleur à chaque échange et mettent la barre haut parce qu’ils croient en vous, déclare-t-elle. Je ne sais pas ce que je ferais sans ce groupe de personnes qui m’aide à atteindre mes objectifs. »

Par exemple, Jill a déjà fait le trajet en voiture avec Lisa Weagle, ancienne curleuse valide, double médaillée olympique et responsable des communications de l’équipe nationale, pour se rendre à une compétition à Moose Jaw, en Saskatchewan. Lisa lui a parlé de la Fondation Sandra Schmirler, un organisme de bienfaisance qui vient en aide aux prématurés et aux nourrissons gravement malades. Jill est maintenant membre bénévole de son conseil d’administration.

Même si elle a dû mal à s’imaginer atteindre le même niveau que les personnes qu’elle admire, Jill espère un jour être elle aussi un exemple pour d’autres.

« Reprendre la compétition et réintroduire le sport dans ma vie est extrêmement enrichissant. Dans le monde du handisport, ça veut dire montrer ce qui est possible et aider d’autres à réaliser qu’ils peuvent en faire autant. »

Ouverture la nouveauté

Avant de découvrir le curling, Jill a cherché toute sa vie le type de passion qu’elle a trouvé dans ce sport. Maintenant que c’est fait, elle espère que tout le monde puisse connaître la même chose et vivre ce genre d’expérience qui change une vie.

À ceux qui cherchent encore, Jill dit qu’il n’est jamais trop tard.

« Il faut juste se lancer, assure-t-elle. Prenez des risques. Entourez-vous des bonnes personnes, de gens qui pourraient vous proposer de faire un truc sympa, et faites-le. »

Si Jill espère que son parcours la mènera un jour aux Paralympiques, ce rêve ne se limite pas au sport en lui-même.

« C’est inspirant, dit-elle. C’est porter la feuille d’érable avec fierté et montrer que les athlètes canadiens, y compris les athlètes qui ont une incapacité, peuvent être redoutables. »

Ce serait aussi l’occasion de rendre hommage à tous ceux qui l’ont soutenue et encouragée dans son parcours, dont ses coéquipiers, ses entraîneurs, ses amis, sa famille et ses plus grands admirateurs : ses trois neveux.

« On n’y arrive jamais seul, conclut-elle. C’est un sacré rêve, mais un rêve qui vaut la peine d’être poursuivi. »


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