Imaginez la scène : c’est lundi matin et, après avoir profité de la fin de semaine entre amis et en famille, il est temps de reprendre le boulot. Normalement, vous consacreriez un certain temps à parcourir vos courriels, relire vos notes de la semaine précédente pour vous remettre dans le bain et établir vos priorités pour les prochains jours.
Aujourd’hui, toutefois, vous avez accès à des outils d’intelligence artificielle (IA). Il vous suffit de demander à votre agent d’IA personnel d’examiner votre boîte de courriels et de générer, en quelques secondes, une liste des messages en attente et des tâches à accomplir. Des tâches qui accaparaient autrefois une bonne partie de votre avant-midi – et de votre énergie – vous prennent maintenant quelques minutes seulement.
Cette façon simple d’utiliser l’IA au travail n’est qu’un exemple parmi une multitude de cas d’utilisation possibles pour qui souhaite optimiser ses journées.
L’IA pourrait bien être en train de transformer nos milieux de travail. Mais qu’en pensent les Canadiens?
C’est ce que la TD a cherché à mettre en lumière dans son rapport sur l’IA 2026. On y apprend notamment que près de 80 % des personnes sondées affirment que l’adoption de l’IA en milieu de travail est inévitable.
Parmi celles qui l’utilisent déjà au travail, 59 % rapportent que l’IA les rend plus productives au quotidien, et 58 % qu’elles en tirent un avantage concurrentiel par rapport à d’autres personnes qui occupent un emploi similaire.
Pourtant, il subsiste un décalage entre les personnes qui se sentent à l’aise avec des outils d’IA et les autres.
Près d’un Canadien sondé sur trois admet avoir surestimé ses compétences en IA alors que les attentes augmentent. La plupart (75 %) évaluent leur niveau de compétence réel à « C » ou moins, seuls 4 % estiment mériter un « A ».
« Un avenir optimisé par l’IA en est un où la curiosité, la capacité d’adaptation et la volonté d’apprendre sont des facteurs de réussite, explique Luke Gee, premier vice-président et chef, Analyses et Intelligence artificielle à la TD. Si l’IA a le potentiel de transformer le flux de travail de nombreux Canadiens, il faut d’abord qu’on les aide à développer la confiance et les compétences qui leur permettront d’en tirer vraiment parti. »
Comment améliore-t-on ses compétences en IA?
Pour améliorer vos compétences en IA, que ce soit au travail ou dans votre vie personnelle, des professionnels de l’IA comme ceux de Layer 6 (le centre de recherche et de développement en IA de la TD) vous recommandent de « jouer » avec les outils disponibles. Vous pouvez choisir une application grand public, par exemple pour interagir avec un agent d’IA sur votre téléphone intelligent, ou un outil d’entreprise auquel vous avez accès au travail.
Commencez par des requêtes simples. Vous pourriez par exemple demander à l’agent d’IA de planifier vos repas en fonction de vos préférences alimentaires, et de générer une liste d’épicerie en conséquence. Au travail, testez-le en lui demandant de résumer un document complexe, de vous aider à vous préparer en vue d’une réunion, de vous guider lors d’un remue-méninges ou de mettre en doute une idée, ou encore de dénicher des renseignements qui pourraient être difficiles à trouver dans un simple moteur de recherche. Comme pour la plupart des compétences, plus vous vous exercerez, plus ça deviendra naturel.
« L’avenir du travail nécessitera que les entreprises soutiennent le développement de nouvelles compétences chez leurs employés à mesure que les technologies évoluent, indique Melanie Burns, première vice-présidente à la direction et cheffe des ressources humaines à la TD. Les entreprises qui font de l’apprentissage une priorité et qui offrent à leurs employés les outils et le soutien appropriés leur donnent les moyens de réussir. »
Comment les collègues de la TD utilisent-ils l’IA?
À la TD, l’avenir des services bancaires ne sera pas défini par l’IA uniquement, mais par la façon dont nous l’utiliserons. C’est pourquoi la TD investit dans les bonnes ressources, comme des programmes de formation, des assistants numériques, des systèmes de gestion des connaissances et des agents optimisés par l’IA : pour aider ses collègues à évoluer avec confiance.
À l’heure actuelle, 48 651 collègues de la TD ont accès à Microsoft Copilot, un outil d’IA générative intégré à plusieurs programmes de la suite Microsoft. De ce nombre, 98 % sont des utilisateurs actifs (c.-à-d. qu’ils ont utilisé Copilot au moins une fois dans les deux dernières semaines). Le taux d’adoption quotidien moyen est de 51 %. Quelles en sont les retombées jusqu’à présent? Selon les calculs de la Banque, ces collègues ont passé 350 000 heures à profiter du soutien de Microsoft Copilot sur une période d’un mois (du 22 juin au 19 juillet 2026).
Lorsque l’entreprise leur donne accès à Microsoft Copilot, les collègues doivent assister à une séance d’intégration; de plus, des séances de soutien libres sont régulièrement offertes aux collègues qui ont des questions ou qui souhaitent améliorer leurs compétences en IA.
Les collègues peuvent aussi suivre des formations autodirigées sur le sujet, y compris un parcours d’introduction sur l’IA, l’IA générative et l’utilisation responsable de ces technologies.
Les développeurs, ingénieurs et scientifiques des données de la Banque, qui s’occupent de la partie dorsale des produits et des services de la TD, comme son appli, son site Web et ses assistants virtuels, sont aussi de ceux qui utilisent l’IA pour rendre leur travail plus simple et plus rapide.
La Banque a déployé des outils auprès de l’ensemble de ses ingénieurs et développeurs, et 76 % d’entre eux utilisent activement GitHub Copilot, un outil d’IA générative optimisé pour la programmation. Les capacités de cet outil continuent de progresser. Il prend désormais en charge le cycle de développement logiciel complet, de la conception et de la programmation aux essais et à la mise en production, pour les interfaces utilisateur, les services, les données et l’infrastructure. De plus en plus d’utilisateurs et d’équipes l’adoptent.
Pour mesurer les retombées de ce changement, l’équipe se fie à une mesure appelée Pull Request Throughput, qui représente la quantité de code rédigé par des utilisateurs actifs d’outils d’IA à l’interne. Cette mesure montre que le volume a augmenté de 80 % sur 12 mois (de 2025 à 2026), en grande partie grâce à GitHub Copilot.
Les experts en technologie ont droit à des formations supplémentaires qui les aident à suivre les innovations dans le domaine de l’IA. Par exemple, les collègues du secteur de l’IA et de la science des données ont accès à 98 parcours de compétences et à 28 parcours professionnels de la plateforme DataCamp, où ils peuvent suivre des cours sur des sujets comme l’analyse de données, l’apprentissage automatique, et plusieurs autres.
Les deux tiers des collègues admissibles – principalement des développeurs, des ingénieurs et des scientifiques des données – profitent déjà de ces programmes facultatifs, cumulant jusqu’à présent 4 100 heures de formation. Ces collègues peuvent même participer à une compétition interne de perfectionnement pour voir qui suivra le plus de cours, notamment dans un parcours destiné aux scientifiques des données qui souhaitent devenir ingénieurs en IA ou un parcours visant à apprendre comment utiliser l’API d’OpenAI pour créer des systèmes multimodaux.
Les collègues qui interagissent régulièrement avec des clients utilisent aussi des outils d’IA pour travailler plus efficacement, et peuvent tirer parti de solutions d’IA spécialement conçues pour rehausser le service à la clientèle.
Comment les collègues de première ligne de la TD utilisent-ils l’IA?
Dans les succursales
Lorsqu’un client se présente dans une succursale de la TD avec une question complexe, les collègues peuvent désormais fournir une réponse plus rapidement grâce à l’assistant virtuel du Réseau de succursales TD. Cet outil d’IA générative aide les collègues à trouver les politiques, procédures et documents internes dont ils ont besoin pour répondre aux questions des clients.
« Une question qui nécessitait plusieurs minutes de recherche peut maintenant être réglée en quelques secondes, affirme Luke Gee. Nous pouvons offrir un soutien plus rapide que jamais. Nos collègues ont gagné en confiance, et j’espère que nos clients perçoivent la différence. »
Dans les centres de contact
À la TD, les collègues des centres de contact d’Activités client en Amérique du Nord (ACAN) traitent près de 56 millions d’appels par an. Un assistant virtuel d’IA générative (appelé « GPT ACAN » à l’interne) a été déployé au sein d’ACAN l’an dernier pour les aider à répondre plus rapidement aux questions des clients durant ces appels.
L’outil a été déployé auprès de plus de 3 600 collègues de première ligne. En moyenne, GPT ACAN facilite environ 265 000 conversations par mois. Depuis le début de l’exercice 2026 (soit du 1er novembre 2025 au 31 juillet 2026), les appels au soutien de deuxième niveau ont diminué de près de 30 %. Autrement dit, plus de collègues obtiennent les réponses qu’il leur faut, au bon moment.
« C’est une amélioration importante pour les clients qui souhaitent simplement clarifier la nature d’une dépense figurant sur leur relevé ou confirmer une date de paiement, ajoute Luke Gee. Les collègues peuvent se concentrer sur leur interaction avec le client pendant que l’assistant cherche l’information en arrière-plan. »
À Gestion de patrimoine TD
L’assistant virtuel de Gestion de patrimoine est un robot conversationnel alimenté par l’IA générative qui permet aux collègues de Gestion de patrimoine TD de trouver rapidement les processus, procédures et renseignements dont ils ont besoin. Ces collègues passent ainsi moins de temps à chercher des renseignements et à demander l’aide d’un centre de soutien pour répondre à des questions complexes, et plus de temps à donner des conseils personnalisés aux clients et à approfondir leurs relations avec eux. L’assistant virtuel de Gestion de patrimoine leur fournit des réponses en sept secondes, alors que la durée moyenne d’un appel à un centre de soutien est de sept minutes.
Au sein de Gestion de patrimoine TD, 75 % des collègues visés (c.-à-d. qui ont une raison d’utiliser l’outil) en ont déjà tiré parti. Depuis le lancement de l’assistant virtuel en octobre 2025, les collègues l’ont utilisé dans 51 000 interactions.
Pour en savoir plus sur la façon dont la TD réimagine l’expérience bancaire, parcourez la section Innovation et IA du site Actualités TD.
À propos du rapport de la TD sur l’IA 2026
Le sondage du rapport de la TD sur l’IA 2026 a été réalisé par Ipsos entre le 17 et le 23 février, pour le compte de la TD. Aux fins de ce sondage, un échantillon de 2 501 Canadiens de 18 ans ou plus ont été interrogés. L’échantillon a ensuite été pondéré afin que sa composition reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et fournisse des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne Ipsos est mesurée à l’aide d’un intervalle de crédibilité. Dans ce cas, la marge d’erreur du sondage est d’environ 2,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si toute la population canadienne adulte avait répondu au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus grand dans les sous-groupes de population. Les résultats des enquêtes par sondage peuvent contenir d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.