Ayant grandi comme joueur de hockey au Manitoba, Blaise Arkle a passé de nombreuses heures sur la glace à la poursuite d’une rondelle.
Après avoir terminé ses études secondaires à Banff, en Alberta, et joué trois saisons de hockey junior A partout au Canada, il a poursuivi son parcours à l’université du Nevada à Las Vegas, où il a été recruté pour jouer au hockey de compétition.
Toutefois, lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé, sa bourse a été réduite en raison d’un manque de financement pour les étudiants internationaux.
« J’ai passé environ un an et demi à étudier au Nevada avant de ne plus pouvoir payer mes études de ma poche », explique-t-il.
Il a finalement choisi de poursuivre ses études à l’Université Mount Royal (MRU), à Calgary, où il a étudié la finance et l’administration des affaires.
Alors qu’il se préparait à rentrer chez lui, Blaise a fait des recherches sur d’autres bourses offertes par des entreprises au Canada et a découvert la bourse d’études TD pour les peuples autochtones.
Blaise est citoyen de la Fédération des Métis du Manitoba. La famille de son père est issue des Métis de la rivière Rouge, dans ce qui est aujourd’hui Winnipeg.
Ce programme de bourses est géré en collaboration avec AFOA Canada, un organisme à but non lucratif dirigé par des Autochtones. Depuis sa création, le programme offre chaque année des bourses d’études pour aider les étudiants des Premières Nations, métis et inuits à poursuivre des études postsecondaires.
Blaise a posé sa candidature et est devenu l’un des 25 premiers bénéficiaires de la bourse en 2023.
Cette bourse a contribué à alléger le fardeau financier de ses études postsecondaires, lui permettant de se concentrer sur sa réussite scolaire plutôt que de chercher constamment comment les financer.
« J’ai utilisé la totalité de la bourse, explique-t-il. En plus des droits de scolarité et des livres, il faut payer le logement et les dépenses personnelles. Je travaillais pendant mes études, mais les coûts s’accumulent vite. »
La bourse lui a donné plus de temps pour se consacrer à ses études. Il a figuré à la fois sur la liste du doyen et au tableau d’honneur du président de l’Université Mount Royal (MRU).
Tisser des liens au sein de la Banque
Blaise explique que la bourse lui a permis de vivre des expériences et de saisir des occasions qui ont favorisé son développement personnel et professionnel.
Le programme de bourses d’études comprend notamment la possibilité d’effectuer un stage à la TD.
Pendant un été, Blaise a travaillé à distance depuis Winnipeg comme stagiaire en finances au sein de l’équipe des Services bancaires d’investissement et aux grandes entreprises, basée à Toronto.
« L’expérience a été formidable dès le départ, dit-il. La collaboration fait vraiment partie de la culture. Ça m’a donné envie de rester dans le secteur bancaire, idéalement à la TD. »
Pendant son stage, Blaise a fait partie d’une discussion de groupe avec d’autres stagiaires autochtones de la TD pour échanger des idées et parler de leur expérience.
« Chaque membre de ce groupe travaillait dans un secteur différent à la TD. Nous pouvions donc nous recommander mutuellement des gestionnaires avec qui prendre un café si nous voulions mieux connaître d’autres équipes et découvrir d’autres possibilités », dit-il.
Pour tisser des liens avec des collègues qu’il ne voyait pas toujours en personne, Blaise a misé sur les appels vidéo et les rencontres virtuelles autour d’un café.
« Les conversations personnelles permettent de tisser des liens lorsqu’on ne se trouve pas au même endroit, dit-il. On en apprend davantage sur leur vie et leur personnalité. On finit par établir un lien de confiance, ce qui rend la collaboration encore plus facile. »
Les efforts que Blaise a déployés pour tisser des liens ont porté leurs fruits. Après avoir obtenu son diplôme, il a décroché un poste à temps plein à titre d’analyste principal, Finances au sein de l’équipe des Services bancaires d’investissement et aux grandes entreprises de Valeurs Mobilières TD (VMTD).
Il a depuis rejoint le Bureau du chef de l’exploitation de VMTD, où il occupe actuellement le poste d’analyste principal, Gouvernance et Contrôles.
« Dans mon équipe, nous examinons de près les risques et la manière dont nos processus et contrôles sont structurés pour les atténuer », dit-il.
Lorsque Blaise ne travaille pas à gérer le risque financier de la Banque, il joue au golf, rend visite à sa famille, passe du temps avec sa petite amie et leur chien, et profite des lacs du Manitoba et de l’Ontario avec des amis.
Il aime aussi l’art et la musique, une passion qu’il doit en partie à sa mère, qui a enseigné la musique pendant de nombreuses années.
« L’art a toujours fait partie de ma vie, sous une forme ou une autre, dit-il. Dernièrement, je me suis remis à dessiner et à apprendre le piano. »
À la recherche de possibilités de bourses d’études
Le conseil de Blaise aux étudiants à la recherche de bourses est de commencer par leur entourage : demander à leur famille, aux organismes communautaires locaux et aux conseils autochtones s’ils connaissent des possibilités de subventions ou de bourses d’études.
« Ensuite, je dirais qu’il faut élargir ses recherches, dit-il. Renseignez-vous et examinez les possibilités à l’échelle provinciale, nationale ou internationale. »
« Entraînez-vous à raconter votre histoire et à vous mettre en valeur dans vos formulaires et demandes de candidature », dit-il. Ce conseil vaut aussi pour la recherche d’emploi.
Blaise tenait des feuilles de calcul très détaillées, qu’il mettait à jour quotidiennement pour faire le suivi de ses demandes et rester organisé, ce qui témoigne de son esprit d’analyse.
« Être prêt à faire les efforts nécessaires peut vraiment vous ouvrir des portes vers des stages, des réseaux et même à des postes à temps plein, comme ce fut le cas pour moi », dit-il.
La période de candidature pour la bourse d’études TD pour les peuples autochtones 2027 débute le 1er octobre.