À 19 ans, Sumaiya Bhula a pris une décision financière toute simple qui a changé sa vie : elle a ouvert un compte d’épargne libre d’impôt (CELI).
Après y avoir versé de l’argent qu’elle a investi judicieusement pendant plusieurs années, elle a pu utiliser les fonds de son compte pour l’aider à acheter sa première propriété à 28 ans.
« Je voulais acheter une maison, affirme Sumaiya, directrice principale et propriétaire de groupe de produits dans l’équipe Services, parcours Épargne et placements à la TD. Mon banquier personnel m’a dit que je pouvais commencer à épargner en programmant des dépôts directs dans un CELI, puis en investissant dans des fonds communs de placement, des titres, des fonds négociés en bourse ou des obligations. »
Lorsqu’elle a ouvert son CELI, Sumaiya ne gagnait pas beaucoup d’argent puisqu’elle était étudiante à l’université et ne travaillait qu’à temps partiel. En commençant à épargner, elle s’est toutefois aperçue qu’aucun montant – que ce soit 10 $, 20 $ ou 50 $ – n’était trop petit, et que son capital augmentait.
« J’ai pris l’habitude de cotiser régulièrement et d’investir cet argent, dit-elle. J’aime raconter mon histoire, car on ne mesure pas toujours l’importance de ce qu’on ignore lorsqu’on est jeune. Bien des gens ne comprennent pas toute la valeur d’un CELI. »
Ne pas tirer parti de son CELI
Malheureusement, c’est aussi ce que révèle un récent sondage de la TD. Si la plupart des Canadiens sondés ont ouvert un CELI (65 %), un nombre important d’entre eux (39 %) n’investissent pas l’argent déposé dans leur compte. Le pourcentage grimpe à 41 % chez les milléniaux et les membres de la génération Z.
Au lieu d’investir leurs cotisations et de profiter de l’aspect libre d’impôt de leur compte, de nombreux jeunes Canadiens laissent leur argent inactif dans leur CELI.
Les milléniaux et les membres de la génération Z du pays ont plusieurs raisons de ne pas investir dans leur CELI, mais beaucoup d’entre eux croient surtout ne pas être assez avisés sur le plan financier. En effet, le sondage montre que 19 % n’ont pas confiance dans leurs connaissances en matière de placement, et 22 % affirment ne pas savoir quels placements choisir. De plus, environ 2 personnes sur 10 (22 %) ne croient tout simplement pas avoir assez de fonds pour investir.
« De nombreux Canadiens comprennent l’intérêt de l’épargne, mais ils sont moins nombreux à connaître l’importance de placer l’argent épargné dans leur CELI, affirme Sumaiya. Laisser votre argent dormir dans votre CELI limite véritablement votre potentiel. »
Comprendre les avantages du CELI
La souplesse est l’un des nombreux avantages du CELI. C’est un moyen idéal d’atteindre ses objectifs financiers à court et à long terme, comme le financement de vacances, d’une voiture ou d’une maison. Vous pouvez retirer des fonds de votre CELI en tout temps et pour n’importe quelle raison, et vous n’avez pas à payer d’impôt sur les sommes retirées. Autrement dit, votre argent augmente à l’abri de l’impôt.
Depuis 2009, tous les résidents canadiens âgés d’au moins 18 ans peuvent ouvrir un CELI et y cotiser. Le plafond de cotisation annuel peut toutefois varier d’une année à l’autre.
En 2026, les droits de cotisation s’élèvent à 7 000 $ (en plus des cotisations des années précédentes auxquelles vous avez droit). Concrètement, si vous étiez admissible à ces cotisations depuis 2009 et que vous n’avez jamais versé d’argent dans votre CELI, vous pourriez y déposer un total de 109 000 $ en 2026.
Autre avantage majeur du CELI : lorsque vous retirez des fonds de votre compte, vous pouvez les verser de nouveau l’année suivante.
Cela dit, il vaut toujours mieux vérifier quelle est votre limite de cotisation auprès de l’Agence du revenu du Canada si vous ne connaissez pas le montant de vos droits. Ainsi, on ne vous pénalisera pas pour des cotisations excédentaires. Si vous dépassez le plafond de cotisation pour votre CELI, vous devrez payer une pénalité de 1 % par mois sur le montant excédentaire.
« Vous pouvez investir dans votre CELI, le faire fructifier et retirer votre argent comme bon vous semble. Le CELI est avantageux pour tout le monde, surtout pour les jeunes Canadiens qui veulent épargner en vue de l’avenir », poursuit Sumaiya.
Commencer à investir
Bien des jeunes ne savent pas par où commencer lorsqu’il est question d’investir. Par ailleurs, le sondage démontre qu’une faible littératie financière peut mener à l’inaction.
« Quelque 74 % des membres de la génération Z sondés considèrent leur manque de connaissances comme un obstacle, dit Sumaiya. De ce groupe, 35 % ne savent pas par où commencer, 25 % ont une compréhension limitée des avantages du CELI et 16 % pensent que l’investissement est trop compliqué. »
Voilà pourquoi il est si important de parler à un professionnel informé qui peut orienter vos décisions de placement et vous aider à planifier pour l’avenir. Sumaiya souligne l’importance de réfléchir à ce que l’on souhaite réaliser avec son argent et d’approfondir ses connaissances.
« Il peut être très avantageux de parler à un banquier personnel de la TD, indique-t-elle. Quand vous faites appel à quelqu’un qui vous fournit des renseignements utiles, il est beaucoup plus facile de prendre des décisions. »