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Par Brian DePratto
• 15 janv. 2018
Économiste principal

Brian DePratto
Économiste principal

La Banque du Canada (BdC) a réduit son taux directeur de 50 points de base, le faisant passer de 1.75 % à 1,25 %. Cette baisse fait écho à celle de son homologue américaine, et les risques liés à la COVID-19 étaient au centre des préoccupations.

Une bonne partie du communiqué accompagnant l’annonce était consacrée aux nouvelles et aux risques liés au virus. Des perspectives de stabilisation à l’échelle mondiale ont laissé la place au déclin de l’activité économique et à la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Et c’est sans compter l’importante réévaluation généralisée des risques qui a eu pour effet de resserrer les conditions financières.

Même sans l’onde de choc du virus, les conditions intérieures commençaient à sembler moins favorables. La BdC indique que la croissance au premier trimestre sera probablement plus faible que sa prévision de 1,3 % et que ses attentes de redressement de l’investissement des entreprises par suite de l’évolution favorable des politiques commerciales se sont avérées vaines.

Aucune mention de l’endettement des ménages ou des risques liés à la stabilité financière en général : la BdC se concentre clairement sur la gestion des risques à court terme pour la croissance économique.

Principales conséquences

Comme les choses changent vite! Alors que la propagation de la COVID-19 se poursuit, les risques pour les perspectives économiques mondiales et intérieures se sont multipliés et la BdC, comme plusieurs de ses homologues dans le monde, a choisi en conséquence d’assouplir sa politique monétaire. Elle a envoyé un signal conciliant sans équivoque, centré presque exclusivement sur les risques, sans aucune mention de l’endettement des ménages. Encore plus frappant : la BdC affirme qu’elle « se tient prête » à faire d’autres ajustements si les circonstances l’exigent et qu’elle veillera à ce que le système dispose d’assez de liquidités.

Rappelons que la politique monétaire n’est qu’un des outils possibles pour s’attaquer à la situation et, possiblement, le moins efficace, considérant sa nature plutôt grossière. Le plus important outil pour gérer le type de choc que nous vivons sera une réponse sur le plan fiscal. Nous nous attendons à des mesures ciblées pour soutenir les personnes et les secteurs les plus touchés par le virus et les perturbations qui s’y rattachent. Les mesures prises auparavant en cas de catastrophe naturelle présenteraient un modèle approximatif de ce qui sera proposé. Des déclarations récentes du premier ministre et du ministre des Finances laissent croire que de telles mesures seront annoncées bientôt.

Ne minimisons toutefois pas l’importance d’une modification à la politique monétaire. Un message important a été envoyé aujourd’hui : les autorités concernées sont prêtes et décidées à agir pour soutenir l’activité économique en réaction à des revers. Si les taux plus bas viendront attiser la surchauffe du marché du logement, le taux d’intérêt sur cinq ans clé reste, dans une large mesure, hors des mains de la BdC. Il reflète des facteurs globaux comme la réduction inattendue de 50 points de base de la Federal Reserve hier – et les attentes du marché quant à des baisses additionnelles au sud de la frontière.

En somme, nous ne pouvons pas exclure la possibilité d’une autre réduction de taux le mois prochain. L’humeur des marchés et la confiance des consommateurs resteront probablement fragiles; et puisque les marchés tiendront compte de possibles assouplissements supplémentaires aux États-Unis, les risques seront élevés si nous ne procédons pas à des assouplissements à notre tour.

Comme nous en avons parlé dans le dernier numéro de L’Observateur financier, quand il est question de politique monétaire, les risques concrets d’aujourd’hui pèsent plus lourd que les risques hypothétiques de demain.

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