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Portrait noir et blanc de Florence Gagnon
• 16 oct. 2023

Comme indiqué à Actualités TD, pour le Mois de la PME, qui a lieu tout le mois d’octobre au Canada, nous mettons en lumière des entreprises uniques. Florence Gagnon, de Montréal, au Québec, parle de son parcours d’entrepreneure dans les milieux de l’édition et de l’hôtellerie.

Je n’ai jamais voulu devenir entrepreneure. Mais avec le recul, je sais aujourd’hui que c’était inévitable.

J’ai commencé par étudier la photographie artistique à l’Université Concordia, à Montréal, et j’ai adoré non seulement l’aspect créatif de ce support, mais aussi le fait de pouvoir travailler sur différents projets.

Mon père avait une agence de publicité à Montréal. On peut dire qu’il a été mon modèle en tant qu’entrepreneur. La publicité est un secteur créatif, et j’ai toujours été inspirée par sa capacité à travailler et à vivre comme il l’entendait, en suivant ses passions et en entreprenant des projets qui comptaient pour lui.

Je voulais, moi aussi, vivre selon mes idéaux et faire des choses en lesquelles je croyais.

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai commencé à m’intéresser davantage aux arts et aux communautés 2ELGBTQ+ à Montréal, en tant que jeune femme queer vivant en ville. Pourtant, malgré la présence de communautés florissantes à Montréal – et dans d’autres villes partout dans le monde – les seuls modèles connus pour les lesbiennes au début des années 2010 semblaient être Ellen Degeneres ou des personnages de séries télévisées comme The L Word et Orange is the New Black. C’était bien, mais cela restait concentré en Californie, et Hollywood ne correspondait pas à ma réalité.

Il manquait une représentation diversifiée, en particulier à Montréal et au Canada. J’ai commencé à chercher des moyens de changer ça et de créer un sentiment d’appartenance.

J’ai alors lancé un nouveau projet. J’ai créé un blogue, qui est devenu une émission de télévision locale, et j’ai en même temps organisé des fêtes et des événements à l’échelle locale sous le nom de Lez Spread the Word. Tout cela a finalement mené à la création du magazine imprimé Lez Spread the Word (LSTW).

Au début, LSTW était un magazine créé par et pour les lesbiennes. Au fil des ans, il a évolué. Aujourd’hui, nous sommes une publication pour les personnes lesbiennes, bisexuelles, queers et trans parce que nous voulons être une plateforme inclusive pour les artistes et les personnes créatives. Nous recevons entre 50 et 250 propositions pour chaque publication annuelle dont le but consiste à remettre en question les portraits stéréotypés et à offrir une plus grande visibilité aux modèles positifs.

Le numéro de 2023 a été publié en août avec trois couvertures différentes présentant trois œuvres originales. Nos publications ressemblent davantage à des livres qu’à des magazines; nous espérons que nos lecteurs les aiment et les exposent dans leur bibliothèque et sur leur table basse.

L’impression a de l’avenir

Comme beaucoup d’autres, dans le secteur de l’édition de magazines, je ne saurais dire combien de fois j’ai entendu la phrase : « L’impression n’a pas d’avenir. » Bien sûr, les membres de mon équipe et moi étions nerveux à l’idée de sortir un nouveau magazine.

Pour célébrer la parution de notre premier numéro, en 2016, nous avons organisé une fête de lancement à l’espace des arts queers de Montréal qui est aujourd’hui fermé. Nous nous attendions à avoir une centaine de personnes; plusieurs centaines ont finalement pris part à l’événement. C’est lors de cet événement que nous avons réalisé le potentiel de cette idée. Nous avons compris que les gens attendaient ce magazine, que l’impression était toujours pertinente et que nous avions un concept vraiment prometteur.

Huit ans plus tard, notre magazine bilingue est distribué dans 20 villes partout en Amérique du Nord et en Europe, notamment dans des magasins comme magCulture à Londres, Issues Magazine Shop à Toronto, Skylight Books à Los Angeles, Les Mots à la bouche à Paris, Athenaeum Nieuwscentrum à Amsterdam et Iconic Magazines à New York.

Des célébrités, comme Lena Waithe et Tegan and Sara, ont posé pour notre couverture et cette année, nous avons remporté le Grand prix du magazine dans le cadre des prestigieux Prix du magazine canadien.

Nous avons atteint un jalon qui avait une valeur particulière pour moi quand le magCulture London, l’une des plus anciennes et des plus appréciées boutiques de magazines dans le monde entier, nous a réservé une vitrine pour le numéro de notre 10e anniversaire en 2022 (ce numéro anniversaire célébrait les 10 ans de l’organisme LSTW, qui a précédé notre magazine imprimé). C’est à ce moment que j’ai su que nous n’étions plus une entreprise en démarrage et que nous avions réussi.

La TD est devenue notre plus important commanditaire en 2020. Je travaille en étroite collaboration avec Martine Roy, directrice, Développement des affaires à la TD, qui m’aide à soutenir le magazine et avec qui je peux toujours communiquer pour obtenir des conseils financiers.

En travaillant avec la TD, j’ai appris que la Banque a des programmes d’aide destinés spécifiquement aux femmes entrepreneures, aux entreprises dirigées par des femmes et aux entreprises et entrepreneurs issus de la communauté 2ELGBTQ+. En tant que femme qui s’efforce de créer un sentiment d’appartenance au moyen d’un projet créatif, cela compte plus que tout pour moi.

Un nouveau projet

Tout comme je n’ai jamais voulu devenir entrepreneure, je n’ai jamais voulu devenir copropriétaire d’une entreprise du milieu de l’hôtellerie.

Mais pendant la pandémie, je suis tombée par hasard sur mon projet suivant, qui consistait lui aussi à créer des liens communautaires. Tout au long du processus, je savais que je pouvais compter sur les conseils de Martine Roy, de la TD, pour m’aider à en gérer l’aspect financier.

Des amis ont dû fermer leur boîte de nuit pendant toute la durée de la pandémie. Il y avait beaucoup de choses à repenser, alors un soir, nous avons pris le temps de discuter devant un verre de vin de ce que nous pourrions faire de cet espace.

À ce moment-là, nous savions que de nombreuses personnes enregistraient des balados dans leurs placards, alors nous avons pensé que nous pourrions créer un studio d’enregistrement digne de ce nom. C’est ainsi que L’Idéal est né. Il répondait à un besoin pour nous et pour d’autres personnes créatives.

Cet espace de 3 700 pieds carrés comporte un vinibar et un restaurant d’un côté et un studio d’enregistrement de l’autre. Des groupes peuvent louer le studio pour enregistrer des balados ou tenir des réunions. Nous avons même déjà loué l’espace tout entier pour des événements et des fêtes d’entreprise. Nous tenons également des séances d’enregistrement de balados en direct. Le studio a des fenêtres qui donnent sur le restaurant et les deux espaces sont équipés de micros, ce qui permet des interactions entre les animateurs et le public présent sur place.

L’Idéal n’est pas un espace réservé aux personnes queers à proprement parler, mais il est reconnu comme étant un espace sûr à Montréal. Bon nombre des personnes qui y travaillent se définissent comme étant des femmes ou des personnes non binaires.

Même si je ne m’imaginais pas travailler dans le milieu de l’hôtellerie, cela me permet de continuer de créer des espaces où l’on se sent à sa place. Et c’est ce qui compte le plus à mes yeux.

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