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Par Elizabeth Vaah
• 27 janv. 2021
directrice de groupe
Groupe de Banque TD

Elizabeth Vaah

directrice de groupe, Risque de marché,

Groupe Banque TD


Après la mort de George Floyd, je n’avais tout simplement pas l’énergie de travailler. Pendant quelques jours, je n’avais pas envie de me connecter à mon ordinateur ni de bavarder lors de réunions vidéo et de sourire, alors que des images des derniers moments de la vie de George Floyd, luttant pour respirer sous le genou d’un policier, me hantaient.

Pire encore, je n’avais aucune parole réconfortante pour mon jeune fils. Le monde venait de voir quelqu’un qui lui ressemblait être déshumanisé aux mains d’une des institutions mêmes que je lui avais appris à respecter, lui et ses frères et sœurs.

Mes enfants m’ont demandé de leur expliquer ce qui s’était passé. Et pendant quelques jours, je n’ai pu que les regarder avec incrédulité. Je n’avais pas les mots pour le faire.

Le deuil au travail

Dans les jours qui ont suivi le meurtre de George Floyd, beaucoup d’émotions menaçaient de m’envahir alors que j’essayais faire mon travail.

Je suis à la TD depuis 10 ans et dès le premier jour, j’ai toujours senti que je pouvais être moi-même au travail. Mais après la mort de George Floyd, l’atmosphère au travail était surréaliste. Appel après appel, réunion d’équipe après réunion d’équipe, nous avons poursuivi nos activités sans jamais mentionner le meurtre de George Floyd ou les manifestations qui ont secoué nos villes.

Avec le recul, je sais maintenant que mes collègues ne savaient pas quoi dire. Ils ne voulaient pas faire de faux pas et avaient du mal à saisir l’ampleur de ces événements perturbants en temps réel.

Mais j’étais en deuil et j’étais frustrée, et pendant quelques jours, je me suis demandé :

Quand va-t-on finir par en parler?

Peu de temps après, mes collègues et nos dirigeants ont commencé à parler de racisme et à communiquer les mesures que la TD prendrait pour amener le changement. Il était notamment question de collaboration avec des partenaires communautaires et de soutien financier accru.

Des collègues ont commencé à faire part de leurs propres réflexions et perspectives sur les forums internes. Avant de m’installer au Canada, j’avais vécu aux États-Unis, donc je trouvais intéressant de lire les commentaires de mes collègues des deux côtés de la frontière. Un dialogue s’est établi entre les collègues et nos dirigeants ont commencé à exprimer leurs points de vue et, de part et d’autre de la frontière, nous avions des choses à apprendre les uns des autres.

Un engagement à tous les niveaux

Le président et chef de la direction du Groupe Banque TD, Bharat Masrani, a publié une lettre aux employés et au public dans laquelle la TD s’engageait à doubler la représentation des cadres noirs à la Banque d’ici la fin de 2022. Son message faisait également référence à un Réseau des employés noirs élargi (un groupe interne dans le cadre duquel les employés et dirigeants noirs peuvent discuter de sujets variés, du perfectionnement professionnel aux occasions de leadership communautaire), ainsi qu’à de nouveaux programmes de formation à l’échelle de la Banque portant sur l’expérience des Noirs et l’antiracisme.

Tout cela, y compris l’engagement de doubler la représentation des cadres noirs (assorti d’un échéancier précis), m’a confirmé que nous prenions des mesures concrètes pour changer les choses. La Banque a également mis à profit ses relations avec des leaders sectoriels et communautaires, y compris le Black Professionals in Tech Network, au Canada, et le Urban Leadership Forum, aux États-Unis.

L’été dernier, les employés de la TD ont pu participer à une série de conférences sur de vrais problèmes liés à l’expérience des Noirs. On y a abordé tous les sujets, des inégalités auxquelles les communautés noires font face en matière d’accès aux soins de santé, aux pratiques de logement discriminatoires et aux injustices dans le système juridique. En tant qu’employée et femme noire soucieuse de ces questions, j’ai trouvé positif de voir ce dialogue s’étendre à tous les échelons de notre entreprise.

Et la suite?

Je suis heureuse de faire partie d’un groupe ayant pour mandat d’examiner comment améliorer les pratiques d’embauche et l’équité entourant la promotion des candidats noirs et autochtones dans mon propre secteur d’activité, en plus de participer aux activités du Réseau des employés noirs, et je constate que la TD s’inspire de sa tradition d’inclusion pour changer les choses. Pourtant, nous ne sommes toujours pas là où nous devrions être en tant qu’entreprise ni en tant que société.

La mort de Georges Floyd en mai dernier et les troubles qui ont suivi alors que de violentes manifestations ont éclaté (et que beaucoup d’entre nous ont refoulé des larmes au travail) sont encore frais dans notre mémoire. Il a fallu environ 8 minutes et 46 secondes pour que George Floyd meure, intensifiant et augmentant le soutien généralisé au mouvement Black Lives Matter. Et il nous a fallu des mois après le début d’une pandémie mondiale pour vraiment parler de la façon dont les personnes de couleur sont plus touchées par la COVID-19 et meurent à des taux alarmants.

Nous sommes en plein milieu d’une pandémie qui touche surtout les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur. Bon nombre des travailleurs de première ligne et des personnes qui fournissent à la société des services importants (comme les préposés aux bénéficiaires) sont issus de ces communautés.

Alors que nous nous préparons à célébrer le Mois de l’histoire des Noirs cette année, le contexte sociétal a changé.

Février, cette année

C’est certain que le Mois de l’histoire des Noirs invite à la réflexion et aux célébrations, mais il faut aussi profiter de l’occasion pour nous engager à favoriser davantage l’égalité. Pour nous demander comment nous, en tant qu’individus, contribuons à la lutte aux préjugés et au racisme contre les Noirs. Nous devons saisir l’occasion pour réfléchir honnêtement à la façon dont nous traitons les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur et mieux soutenir ceux et celles qui ont été les plus durement touchés par la pandémie.

Nous nous posons toujours des questions sur ce qui s’est passé en ce jour fatidique du printemps dernier, mais ce février, demandons-nous ce qui a vraiment changé depuis.

C’est la question que je vais me poser ce février et chaque année par la suite.

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Elizabeth Vaah est une collègue de la TD et une autrice dont l’œuvre est inspirée par sa jeunesse dans un village rural du Ghana. Son dernier livre, Maame, qui est vaguement basé sur ses expériences au Ghana, explore les thèmes de la féminité et ses intersections avec la culture et le statut.

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