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"Rehausser les taux d'alphabétisme correspond à un impératif national." - Frank McKenna TORONTO, le 5 sept. /CNW/ - Le Canada doit redoubler d'efforts pour relever le défi de l'alphabétisme, compte tenu de la structure en évolution de l'économie mondiale, selon un rapport que publie aujourd'hui le Groupe Financier Banque TD. (http://www.td.com/francais/communaute/alphabetisme_compte.jsp) Ce rapport s'inscrit en faux contre l'opinion dominante, voulant que les citoyens canadiens soient pour l'essentiel alphabétisés, en indiquant que bon nombre de personnes ne possèdent pas les compétences d'alphabétisme suffisantes pour apporter une participation entière à l'économie et à la société civile. En outre, ce défi se concentre dans des régions particulières et parmi des populations diverses, ce qui peut aggraver et systématiser les écarts économiques. "Notre place dans le monde est définie, de plus en plus, par des frontières intellectuelles plutôt que politiques", affirme Frank McKenna, président suppléant, Groupe Financier Banque TD, et défenseur de l'alphabétisme à La Banque TD. "Des niveaux supérieurs d'alphabétisme nous permettent de disposer des capacités nécessaires pour comprendre, calculer et transmettre les données et idées nécessaires au soutien de notre prospérité future. Le rehaussement des niveaux d'alphabétisme constitue donc un impératif national." Barrières et écarts dans les niveaux d'alphabétisme Le rapport, signé par Craig Alexander, économiste en chef adjoint, signale que près de quatre jeunes de 15 ans sur dix ont des compétences de lecture insuffisantes; quelque deux diplômés universitaires sur dix, environ cinq adultes canadiens sur dix et six immigrants sur dix ont des compétences d'alphabétisme insuffisantes en français ou en anglais. En outre, les francophones et les Autochtones ont obtenu des notes inférieures à la moyenne nationale en alphabétisme. L'auteur a également repéré des différences régionales importantes. Enfin, les niveaux d'alphabétisme ont tendance à être supérieurs à la moyenne nationale dans l'Ouest, pour plutôt passer sous cette moyenne dans l'Est du pays. Ces résultats permettent de conclure que bien des Canadiens sont mal préparés à participer à l'économie du savoir, mais qu'en plus, ces insuffisances peuvent mener à divers problèmes sociaux urgents. Par exemple, l'alphabétisme insuffisant des jeunes est associé au taux élevé de décrochage scolaire, à l'école secondaire, ainsi qu'au chômage à long terme et à des taux de criminalité supérieurs. Parmi les immigrants, un alphabétisme médiocre en anglais et en français nuit considérablement à leur capacité de s'intégrer à la société canadienne et à son économie. Des efforts renouvelés pour relever le défi de l'alphabétisme Des efforts concertés doivent se concentrer sur l'alphabétisme chez les jeunes, particulièrement pour l'enseignement à la petite enfance, de même qu'aux niveaux primaire et secondaire. La justification en est toute simple : on constate les avantages sur une période plus longue que pour les adultes. De plus, l'alphabétisme semble déboucher sur une cascade favorable, pour ce qui est de l'acquisition des compétences. Ainsi, un alphabétisme supérieur favorise le progrès dans les études, ce qui élève le niveau d'alphabétisme lui-même et aide à l'acquisition de compétences. Compte tenu des besoins particuliers dans les ménages défavorisés et parmi les groupes d'immigrants et d'Autochtones, les décideurs doivent accorder la plus haute priorité à ces défis. Les provinces et le gouvernement fédéral appuient des initiatives d'alphabétisme qui sont les bienvenues. Toutefois, il y a peu d'indications sur une quelconque amélioration des niveaux d'alphabétisme au cours des dernières années, ce qui laisse croire que l'approche actuelle ne fonctionne pas. Il se peut que le manque de coordination entrave les progrès importants. Par exemple, l'alphabétisme des jeunes dépend en grande partie de l'égide de l'enseignement, responsabilité provinciale, mais l'immigration relève plutôt du gouvernement fédéral. On constate aussi des chevauchements touchant l'alphabétisme des adultes. Au gouvernement fédéral, Ressources humaines et Développement social Canada chapeaute le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles. Affaires indiennes et du Nord Canada, Patrimoine canadien ainsi que Citoyenneté et Immigration Canada dirigent également des activités favorisant l'alphabétisme. Entre-temps, les provinces mettent en oeuvre leurs propres projets d'alphabétisme des adultes au moyen d'une variété de programmes socio-économiques. D'après La Banque TD, une approche plus complémentaire et coordonnée pourrait être mise sur pied, si le gouvernement fédéral était chargé de l'établissement de normes nationales d'alphabétisme, en confiant aux provinces la responsabilité explicite de la prestation des programmes. Les deux instances gouvernementales assureraient le financement des initiatives. Le secteur privé devrait également être invité à offrir aux employés l'occasion d'améliorer leurs compétences en langue ainsi que d'autres compétences fondamentales, de manière à renforcer ou à améliorer l'alphabétisme. De telles interventions pourraient se faire à l'interne ou par l'intermédiaire d'une formation parrainée par les employeurs. L'intérêt des résultats améliorés La Banque TD estime qu'il suffirait d'une hausse de 1 % dans les taux d'alphabétisme pour créer une augmentation pouvant atteindre 32 milliards de dollars du revenu national, soulignant que des retombées économiques de plus de 80 milliards de dollars pourraient être présentes si tous les Canadiens en arrivaient au niveau souhaité d'alphabétisme. Le fait d'élever le niveau d'alphabétisme est susceptible de créer des milliers de nouveaux emplois, réduire le taux de chômage, et augmenter sensiblement le revenu personnel ce qui, somme toute, permettrait de combattre la pauvreté et serait essentiel pour inverser la tendance à la baisse de la productivité du Canada enregistrée dernièrement. Pourtant, M. McKenna souligne que le rehaussement des taux d'alphabétisme va bien au-delà des simples progrès économiques : "Pour les parents, parvenir à lire une histoire aux enfants n'a pas de prix. C'est un investissement difficile à chiffrer mais profondément précieux, pour les familles, les collectivités et la société dans l'ensemble." La Banque TD a préparé ce rapport en vue de mettre en évidence certains enjeux sur l'alphabétisme et de lancer un débat sur les défis actuels. Il s'agit du premier texte d'une série, et les études futures se concentreront sur des enjeux ou des dimensions d'ordre particulier. La Banque investit aussi plus de 1,5 million de dollars chaque année dans des programmes axés sur l'alphabétisation des enfants, notamment le Club de lecture d'été TD et la Semaine canadienne du livre pour enfants TD. Ces programmes encouragent les enfants à découvrir les joies de la lecture. Renseignements: Pascal Gauthier, Economiste, Groupe Financier Banque TD, (416) 944-5730; Edith Ducharme, Affaires internes et publiques, Groupe Financier Banque TD, (514) 289-8978

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