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6 oct. 2026
Par L’équipe d’Actualités TD
Groupe Banque TD

Témoignages recueillis par Actualités TD. Les entrevues ont été raccourcies et adaptées pour faciliter la lecture.

Au niveau postsecondaire, les étudiants ont beaucoup à gérer : les cours, les activités parascolaires, les projets de carrière et, souvent, l’argent.

Selon un récent sondage mené pour le compte de la TD, plus des trois quarts des étudiants postsecondaires interrogés ont affirmé que le stress financier nuisait à leur bien-être et à leur rendement scolaire.

Près d’un quart ne savent pas comment établir ou tenir un budget, et plus de la moitié n’investissent pas à l’heure actuelle. Toutefois, près de 90 % ont déclaré vouloir en savoir plus, surtout sur les façons d’investir avec un petit budget.

Il n’existe pas de recette universelle pour établir un budget, épargner ou investir. Nous avons donc demandé à trois étudiantes de dernière année quels conseils financiers elles auraient aimé recevoir dès leur première année – des conseils qui les auraient aidées à mieux planifier leur budget, à investir davantage et à moins se soucier de l’argent.

Voici ce que ces trois étudiantes avaient à dire sur leurs finances.

Arabella H.

affaires internationales et arts numériques

Université de Waterloo

  • Faites le suivi de vos dépenses : Utilisez une appli budgétaire, une feuille de calcul ou une simple note sur votre téléphone pour savoir où va votre argent chaque mois.
  • Planifiez pour les prochaines années : Estimez vos futures dépenses, comme le loyer et l’épicerie, afin d’épargner pour atteindre un but précis.
  • Commencez à investir dès que possible : Renseignez-vous sur les comptes enregistrés, comme le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), et envisagez d’investir de petits montants, si votre budget le permet.

J’ai commencé à faire un budget en première année, mais je l’ai vite abandonné. Je crois que j’avais une feuille de calcul pour les frais de scolarité, de logement et de repas. À l’époque, mes parents m’aidaient à payer les frais de scolarité et certaines dépenses courantes, alors je ne surveillais pas mes dépenses autant que j’aurais dû.

À mesure que j’avançais dans mes études, je recevais moins d’aide financière de la part de mes parents. J’avais un emploi à temps partiel sur le campus, comme beaucoup de mes amis. Une fois qu’on a commencé à gagner notre propre argent, j’ai remarqué qu’on faisait tous plus attention à nos finances.

J’ai commencé à refuser certaines sorties pour économiser. Mes valeurs avaient un peu changé. Avant, je disais oui à tout.

J’ai aussi commencé à investir pendant ma deuxième année. Une de mes amies avait ouvert un CELI sur les conseils de sa sœur ou de son frère aîné. Ma grande sœur m’a encouragée à faire la même chose. À partir de ce moment-là, ça a comme eu un effet d’entraînement. Tout le monde a commencé à parler de CELI, ce qui nous a tous permis d’en apprendre rapidement sur le monde des placements.

Si j’avais un conseil à donner aux étudiants de première année, ce serait d’ouvrir un compte enregistré, comme un CELI, et de commencer à investir. Je leur dirais aussi de suivre leurs dépenses pour mieux comprendre où va leur argent, que ce soit dans une application de budget ou dans une simple note sur leur ordinateur portable ou leur téléphone.

Si j’avais mieux compris combien me coûterait le loyer ou l’épicerie en deuxième année, j’aurais fait bien plus attention à mes dépenses – et à mon épargne – pendant la première année.

Brynn M.

génie chimique

Université de Toronto

  • Cherchez des bourses partout : Ne vous limitez pas à votre établissement et renseignez-vous sur les bourses d’études offertes par des organismes locaux, nationaux et même internationaux.
  • Ne vous excluez pas vous-mêmes : Posez votre candidature même si vous doutez de vos notes ou si vous pensez que la concurrence sera rude. Vous ne saurez jamais à moins d’essayer.
  • Misez sur les stages et les emplois : Ils peuvent vous aider à payer vos frais de scolarité et à épargner si concilier travail, études, sport et activités parascolaires pendant l’année scolaire s’avère trop difficile.

J’ai choisi l’un des baccalauréats les plus chers au pays, alors mon régime enregistré d’épargne-études ne suffisait pas à couvrir les frais de scolarité. Mes parents m’ont dit qu’ils m’aideraient pendant mes deux premières années d’université. Après, je devrais me débrouiller financièrement.

Au cours de ma première année, je n’ai pas vraiment fait attention à la façon dont je dépensais mon argent. Je vivais en résidence avec une formule repas, alors je ne pensais pas trop à l’épargne. Je considérais l’argent gagné durant l’été comme de l’argent à dépenser pour le plaisir.

Quand j’ai commencé à payer mon épicerie et mes frais de scolarité, j’ai compris que je devais être plus organisée et faire plus attention à mes dépenses. Je suis dans l’équipe d’athlétisme de l’Université de Toronto. Entre les cours et l’entraînement, je n’ai pas le temps d’avoir un emploi pendant l’année scolaire.

Après ma première année, j’ai travaillé comme monitrice de camp, et après la deuxième, j’ai commencé à décrocher des emplois d’été dans mon domaine, dont un stage coop de 16 mois l’an dernier. C’est la norme dans de nombreux programmes de génie au Canada.

J’ai eu la chance de vivre à la maison quand je travaillais, ce qui m’a aidée à épargner.

Un conseil que je donnerais aux étudiants de première année, c’est de se renseigner sur les bourses d’études. Il existe tellement de possibilités, non seulement dans votre établissement, mais aussi auprès d’organismes locaux, nationaux et même internationaux. Parfois, il n’y a que quelques candidats pour une même bourse, alors vos chances de la décrocher peuvent être assez élevées.

Lors de mon stage, un collègue m’a parlé d’une bourse pour les étudiants dans mon domaine. J’ai failli ne pas poser ma candidature parce que je pensais que mes notes n’étaient pas assez bonnes. J’ai décidé de tenter ma chance quand même et j’ai décroché la bourse, que j’ai utilisée pour payer mes frais de scolarité. Ça a vraiment réduit mon stress cette année.

Un autre conseil pour les étudiants de première année : ne vous éliminez pas vous-mêmes avant de poser votre candidature pour une bourse, parce qu’on ne sait jamais. Je sais que ça peut sembler un cliché, mais pour moi, ça a vraiment été le cas.

Claudia

génie chimique

Université de Toronto

  • Tirez le maximum des avantages étudiants : Profitez des rabais pour étudiants, des offres gratuites et de tout service déjà compris dans les frais de scolarité pour vous aider à réduire vos dépenses courantes.
  • Profitez de l’été pour épargner : Fixez-vous un objectif d’épargne et pensez à automatiser des virements vers un compte d’épargne pour que vos revenus durent toute l’année scolaire.
  • Prenez de bonnes habitudes financières : Faites le suivi de vos besoins, de vos envies et de vos placements chaque mois et envisagez d’investir dans un CELI dès que vous y êtes admissible, même avec une petite cotisation.

Je n’ai pas grandi au Canada et mes parents ne vivent pas ici. J’ai dû me débrouiller seule pour comprendre le système bancaire canadien. Voici quelques trucs que j’ai appris jusqu’à maintenant.

Il y a tellement de façons d’épargner quand on est étudiant. Je recommande aux étudiants de première année de profiter des multiples offres gratuites et rabais qui leur sont proposés, comme le rabais sur le transport en commun. Et pourquoi payer un abonnement au gym ou des cours de conditionnement physique en studio quand vous avez déjà accès à un centre sportif sur le campus grâce à vos frais de scolarité?

Pendant l’année scolaire, je donne des cours de conditionnement physique à temps partiel et j’ai aussi fait du tutorat. Je gagne quelques centaines de dollars par mois, ce qui m’aide à couvrir mes dépenses personnelles. Je gagne la plus grande partie de mon argent grâce à mes emplois d’été, qui comprennent des stages dans mon domaine.

Au début de l’été, je me fixe un objectif d’épargne sous forme de montant ou de pourcentage et, pour m’y tenir, j’établis des virements automatiques depuis mon compte-chèques vers mon compte d’épargne.

J’essaie de voir l’été comme une occasion d’épargner plutôt que de dépenser. On gagne souvent un revenu à temps plein, mais il faut qu’il dure toute l’année.

J’aurais aimé ouvrir un CELI beaucoup plus tôt. Même de petites cotisations, comme 20 $ par mois, finissent par s’accumuler. La clé est de ne pas se contenter d’y verser de l’argent, mais de l’investir. L’un des avantages qu’on a en tant qu’étudiants, c’est le temps. L’argent d’un CELI peut fructifier au fil du temps. D’ici à votre quatrième année, vous pourriez avoir plus d’argent que ce que vous avez investi au départ.

Faire le suivi de vos dépenses est tout aussi important. Je tiens mon budget dans une simple feuille Excel. Dans mon cas, je fais la distinction entre les besoins, les envies et les placements.

Tenir mon budget est devenu une habitude, comme une seconde nature. Je remplis mon modèle tous les mois. Je fais attention à mes dépenses, mais sans me priver. À quoi bon gagner de l’argent et épargner si on n’en profite pas? Le secret, c’est de trouver ce juste milieu, tout en ne perdant pas l’avenir de vue.

À propos du sondage de la TD

Ce sondage de la TD, réalisé par le panel Léger Opinion, s’est déroulé du 29 juillet au 17 août 2026 auprès d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de 1 750 adultes canadiens, dont n = 255 étudiants postsecondaires âgés de 18 à 29 ans et n = 255 parents d’étudiants postsecondaires. Les résultats ont été pondérés par âge, genre et région (ainsi que par langue, au Québec) pour refléter la population, selon les données de recensement. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 250 personnes aurait une marge d’erreur estimée de +/-6,2 %, 19 fois sur 20.

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